Les eaux souterraines sont une ressource vitale pour l’eau potable, surtout dans les régions sèches. Pourtant, elles sont souvent polluées par des métaux dissous comme le fer (Fe) ou l’arsenic (As). Ces éléments proviennent soit de la terre elle-même, soit des activités humaines.
Les défis de la contamination
La présence de ces métaux pose des problèmes techniques, mais c’est aussi un enjeu majeur pour la santé et le goût de l’eau.
Le problème du Fer (Fe)
On trouve souvent le fer sous sa forme ferreuse (Fe²⁺). Dans ce cas, il est soluble et invisible à l’œil nu. Cependant, au contact de l’air, il s’oxyde vite. L’eau prend alors une coloration brun-rouge et un mauvais goût. En outre, cela forme des dépôts qui peuvent boucher les filtres et les canalisations.
Le danger de l’Arsenic (As)
L’arsenic est un métal très toxique, même à petite dose. Il existe surtout sous deux formes : l’As(III) et l’As(V). La première, l’arsénite, est très toxique et difficile à retirer. Une exposition longue entraîne de graves risques, comme des cancers ou des maladies de peau.
Des normes strictes
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) fixe une limite très basse de 10 µg/L pour l’arsenic. Au-delà de la dangerosité, le traitement est compliqué par la météo. En effet, la composition de l’eau change selon les saisons. De plus, les matières organiques lient les métaux entre eux, ce qui rend leur élimination plus difficile.
Les solutions pour une eau sûre
Il existe plusieurs méthodes pour traiter l’eau, des plus simples aux plus sophistiquées.
Oxydation et Filtration (Pour le Fer)
Cette méthode transforme le fer dissous en particules solides. Pour cela, on ajoute des oxydants comme l’oxygène, l’ozone ou du permanganate. Une fois solidifiées, ces particules sont bloquées par un filtre à sable ou un média catalytique comme le Birm.
Adsorption et Co-précipitation (Pour l’Arsenic)
On peut piéger l’arsenic de deux manières principales. D’abord, l’adsorption utilise des médias à base d’oxydes de fer pour retenir le polluant. Ensuite, la co-précipitation consiste à ajouter du fer (chlorure ferrique) dans l’eau. Ainsi, l’arsenic se colle aux nouveaux dépôts de fer et on l’élimine en même temps.
Les technologies membranaires
La nanofiltration et l’osmose inverse offrent une élimination très efficace. Toutefois, ces équipements coûtent cher et utilisent beaucoup d’énergie. De plus, il faut gérer les déchets concentrés que ces machines rejettent.
Les clés d’un traitement réussi
Pour que le système dure longtemps, il ne faut pas choisir sa solution au hasard.
- Un bon diagnostic : Il est crucial d’analyser la forme chimique de l’arsenic (As III ou V) et de connaître le pH de l’eau.
- Une approche combinée : Associer plusieurs procédés (comme l’oxydation et la filtration) donne souvent les meilleurs résultats.
- Un suivi rigoureux : Une maintenance régulière et des analyses fréquentes assurent que l’eau reste saine sur le long terme.
Conclusion
Bien que le traitement du fer et de l’arsenic soit complexe, il est essentiel. Heureusement, l’utilisation de technologies fiables et d’une bonne gestion permet de garantir une eau potable sûre pour tous.